Je suis invité par les amis italiens de Fribourg à vivre une expérience très intéressante. Il s'agit de la fête des aînés italiens. Comme vous le savez tous, la communauté italienne est bien présente en Suisse depuis des décennies. Leur expérience d'intégration peut nous apporter beaucoup a améliorer les efforts d'intégration de toutes les autres communautés.
Lors de l'invitation de nos amis Fernando Ardito et Nicolò Adamo il y a 2 mois, nous avons tout de suite 'programmé' les différentes étapes pour préparer cette fête. Cette année, la communauté a envie de faire une aventure culinaire, c'est à dire pour la fête des ainés, au lieu de manger habituellement à l'italienne, avec des pâtes et sauce tomate, des 'bistecca' etc...Nos amis Fernando et Nicolò m'ont demandé de présenter la cuisine asiatique...Et pourquoi pas? J'ai tout de suite répondu positivement...Et ça y est, j'ai commencé à imaginer un menu digne pour cette fête, car les ainés méritent fortement quelque chose extraordinaire. Ils se sont tellement donnés pour la vie dure, pour les nouvelles générations...
Deux jours avant la fête, j'ai vu que les présidents de différentes organisations italiennes commençaient à mobiliser les bénévoles pour la préparation de la fête...C'était du sérieux. Ah! Si tout le monde se donnait ainsi de la peine comme eux...L'intégration se fait d'un coup de pouce, je me suis dit...
Le jour avant, une petite équipe s'est formée et est venue travailler du matin au soir chez Adamo. On ne rigolait pas...Nettoyage des doucettes, salades à tondre, couper les choux rouges, les choux pointus bio et fraichement cueillis du jardin de Fernando Ardito, ainsi que les brocolis, les scaroles, les poireaux. Tout est bio chez lui, formidable. On grillait aussi les aubergines, préparait les raviolis chinois pour la soupe (la femme de notre ami Fernando est très douée pour ce travail), coupait les filets de Pangasius (d'une manière très professionnelle par Nicolò Adamo)...sans oublier de confectionner environ 20 kg de salade de fruits...
Pendant tout ce temps, un autre ami vietnamien grillait au charbon de bois un cochon jeune, environ 17 kg. Cela me donnait l'eau à la bouche quand il m'a téléphoné depuis son jardin pour m'informer que tout s'était bien passé.
Le jour J arrive, j'ai été tellement occupé à la cuisine et n'ai pas pu participer à la messe. Mais j'imagine qu'il y avait beaucoup d'émotion.
Après la messe, l'apéro commençait. On rigolait beaucoup. Les amis se sont retrouvés dans la joie. On voyait l'émotion intense dans leur visage. Je crois qu'ils ont beaucoup à se raconter.